RSF outrée par les profiteurs de Charlie Hebdo

La rupture de stock des premiers exemplaires du “numéro des survivants” de Charlie Hebdo alimente un commerce parallèle indécent, une injure à la mémoire des journalistes du magazine.

La nouvelle édition du magazine Charlie Hebdo est d’ores et déjà épuisée, quelques heures seulement après la sortie en kiosque de 700 000 exemplaires. Dans l’attente d’un ravitaillement, certains exemplaires papier ou des copies digitales piratées se retrouvent sur des sites de ventes aux enchères, parfois à des prix exorbitants. Le Bon Coin et Price Minister ont décidé d’interdire ces pratiques. L’américain Ebay les tolère.

“Il est navrant de constater qu’après une telle tragédie, certains essaient de faire leur beurre sur le dos de Charlie Hebdo”, déplore Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. “Nous appelons ces “profiteurs de Charlie” à la décence et au respect de la mémoire de ceux qui ont perdu la vie pour défendre la liberté de l’information et d’expression. Ce commerce parallèle qui s’organise est lamentable. Il faut à tout prix éviter que ce numéro ’des survivants’ fasse l’objet d’une surenchère, pour qu’il soit lu urbi et orbi, vendu à son prix et pas plus ».

Cinquième jour de détention pour deux journalistes français en Papouasie (Indonésie)

Reporters sans frontières regrette profondément la détention des deux journalistes français, Thomas Dandois et Valentine Bourrat, arrêtés le 6 août 2014 par la police de Wamena, dans la province de Papouasie, en Indonésie. L’organisation appelle les autorités locales à les libérer au plus vite.

Reporters sans frontières considère illégitime la prolongation de la détention de deux journalistes français, Thomas Dandois et Valentine Bourrat, retenus par la police de Papouasie depuis le 6 août 2014. Les deux reporters, employés par la société de production Memento, effectuaient sur cette île un reportage pour la chaîne franco-allemande Arte. Arrêtés officiellement pour infraction à la loi sur l’immigration, ils sont par ailleurs suspectés par la police de “subversion” et de “déstabilisation”. Le fixeur et traducteur de Thomas Dandois a été arrêté en même temps que lui.
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